De vous à nous

Vous avez participé à une manifestation organisée par un Club Mercedes Benz ou une antenne régionale et vous souhaitez faire partager votre plaisir. Cette rubrique est pour vous.

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un petit compte-rendu ainsi que vos impressions et quelques photos. Ils seront publiés dans cet espace.
 

Mai 2006 30ème rencontreinternationale

Organisateur: Claude BICHELBERGER

Pourquoi trente équipages participants au Rallye 2006 ?
Elémentaire, mon cher Gottlieb (Daimler)… Parce que ce rallye était le trentième dans les annales du Club.

Excellente occasion de revenir en terre bretonne à la saison des rhododendrons et d’occuper l’hôtel Kermoor, à Bénodet, qui avait déjà abrité une précédente édition. Situé en bord de mer et doté d’un vaste parc permettant d’accueillir nos précieuses voitures, il offre, d’après le Guide Rouge, des « chaises en skaï années 60, et des toiles de Pierre de Belay ». Ce peintre des années 20, apprécié des amateurs, a décoré la salle à manger de grandes toiles très colorées représentant la vie locale. Surtout la cuisine y est excellente ; en particulier les langoustines fraîchement pêchées au port du Guilvinec, servies le soir de l’arrivée, auront laissé un souvenir inoubliable à beaucoup.

Mais ayons le courage de le dire, on ne participe pas au Rallye (seulement) pour manger.

Le programme du vendredi, élaboré par Claude Bichelberger représentait un défi: faire le tour de cette presqu’île triangulaire qui comprend la Cornouaille et le pays bigouden, et forme une des pointes de l’Europe. Visiter Quimper et sa rue Kéréon, retrouver les lieux dessinés par Pinchon et qui ont servi de décor à Bécassine, ce n’était qu’une entrée en matière.
Pendant ce temps, les voitures étaient très admirées, en particulier la 300 SL de Claude, le cabriolet ponton 220S de N et P. Cools et le coupé 300S de T et L Ogren.

Locronan, vieille cité granitique, fut visitée dans la brume, puis une boucle au fond de la baie de Douarnenez nous mena au manoir de Moëllien où nous déjeunâmes dans la grande salle antique de ce vieux château de granit. Les choses se compliquèrent l’après midi, avec la traversée de Douarnenez, le coup d’œil au musée des bateaux et le coup d’œil sur la pointe du Raz et la baie des Trépassés depuis la pointe du Van. Pendant que nous y étions, à quelques milles marins, se déroulait le drame qui a emporté E. Michelin.

Le road book prévoyait de longer la côte direction sud est par ce qu’on appelle « la route des vents solaires ». Cette succession de plages battues par les vagues est en effet très appréciée des amateurs de planche, surf, et sports dérivés. Dans la pratique, il s’agit d’une succession de petites routes riches en bifurcations, où la prolifération des noms bretons rend vite l’orientation difficile.
Malgré leur bonne volonté plusieurs équipages, retardés, négligèrent les dernières étapes qui devaient nous conduire à Saint-Guénolé et au Guilvinec. Il faut signaler que Michel et Sylvie Combes, au volant d’un Vito (pour le transport du matériel car pas d’envoi de palette cette année, réduction de budget oblige) prêté par Mercedes France, ne manquaient pas de nous précéder pour nous indiquer les parkings, et nous soumettre à des questions d’apparence facile, mais très sélectives.

Le programme du samedi était plus simple, car il conduisait par la côte jusqu’à Pont-Aven. La seule difficulté était la multiplication des ilôts, ronds-points et autres labyrinthes nés de l’imagination délirante des maires, qui transforment les routes en véritables gymkanas permanents.

Une halte imprévue à la pointe de Trévignon avait permis d’apprécier un charmant petit port, avant d’arriver à Pont-Aven, où à la dernière minute, la cour de l’école nous était attribuée comme parking. Ce bourg a bien changé depuis l’époque où Gauguin et Sérusier y cherchaient calme et séjour à bon marché ; galeries et magasins s’y succèdent maintenant comme à St Paul de Vence.
Concarneau, sa ville close et son musée de la pêche firent l’objet d’une halte dans l’après midi, et nous pûmes côtoyer les Lotus participant elles aussi à une concentration. Deux conceptions opposées de l’automobile ont abouti à nos berlines et cabriolets cossus et à ces voitures minimalistes aux couleurs vives, construites autour d’un moteur situé le plus près possible du macadam.

Avant l’excellent dîner de clôture, le champagne Laurent Perrier avait accompagné la remise des prix. Les participants venus du Var ont cette année remporté la palme du plus long trajet. Quant aux questions, elles ont sélectionné des habitués du succès : Christine et Jacques Dumas-Seger, premiers à Millau ont eu la délicatesse de n’être que seconds. Joëlle et Christian Verger sur 190 SL gagnent pour la troisième fois et gardent définitivement la coupe bien volumineuse pour le coffre de la 190...

Et le temps me direz-vous ? Sur ce sujet qui réveille bien des susceptibilités, nous insisterons sur les éclaircies de l’après-midi. Un effet de la marée, certainement…

Mario RENOUX.



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